Le crime perpétré contre Carlos Mérilus a fait un grand tollé en Haïti. Un dominicain le décapita à Santo Domingo sous le regard d'autres dominicains sans pitié. Dans leur indignation, les haïtiens ne cessent de critiquer la complicité de l'état dominicain et celle de la société dominicaine en général.
Le chef de la diplomatie haïtienne, Alrich Nicolas, a condamné ce crime tout en réclamant une enquête de la part des autorités dominicaines. L'embassade d'Haïti à Saint Domingue a aussi soumis une note de protestation au gouvernement de la république voisine.
De toute évidence, cet assassinat du 2 mai renforca l'inimitié des deux peuples. Le malaise qui existe entre eux représente, une fois de plus, un problème complexe et une menace grandissante pour les haïtiens.
On ne doit pas ignorer non plus que, de leur côté, les domicains croient être menacés par les haïtiens, les accusant à maintes fois d'être responsables de certains crimes commis là-bas. En effet, le meurtre de Carlos Mérilus fut une acte de représaille. On l'a accusé d'avoir tué Francisco de Leòn. Si réellement Mérilus était le meurtrier, seule la justice dominicaine avait l'autorité de le punir preuve à l'appui. Malheureusement, il est trop tard maintenant; les carottes sont déjà cuites.
Le problème délicat auquel fait face les deux républiques voisines exige la compétence et la bonne foi des autorités étatiques des deux côtés. Actuellement ces éléments ne sont pas évidents. En ce qui concerne le gouvernement de Michèle D. Pierre-Louis, les réactions médiatiques ne suffisent pas. De préférence, il faut -- désormais -- prioriser le problème avec toutes les ressources du ministère des affaires étrangères. Essentiellement, cette priorité doit mettre l'emphase sur la défense des haïtiens et les intérêts du gouvernement haïtien . Naturellement, cela requiert une stratégie bien structurée .... C'est faisable.
Certes, une solution concrète prendra du temps et le gouvernement en place ne sera pas en mesure de trouver une solution magique dans les deux ans qu'il reste à passer. Dans l'intervalle, il doit au moins poser les bases - prioriser sur la question.
Paralèllement, la société civile haïtienne doit s'engager aussi dans les démarches de solution en fonction de sa capacité. Mais attention! Contrairement aux dominicains, on doit surmonter la logique de violence et de représaille. Suivez plutôt le modèle du Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR).
Friday, May 22, 2009
Subscribe to:
Post Comments (Atom)

No comments:
Post a Comment